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Les publics accueillis

Fidèle à son engagement républicain et en écho aux souhaits exprimés par ses administrateurs, ses bénévoles et ses salariés, la Fédération Léo Lagrange s’engage institutionnellement dans l’accueil des réfugiés qui s’organise en France.

La Fédération Léo Lagrange a officiellement écrit, le 15 septembre 2015, un courrier adressé au Président de la République pour manifester son souhait d’agir aux côtés de la puissance publique et contribuer à l’aide apportée aux réfugiés sur le territoire français. La Fédération Léo Lagrange s’est ainsi proposé de mettre à disposition de l’État deux des sites qu’elle gère, dont le centre d’hébergement de Saint-Beauzire, le second se trouvant en Gironde.

Le devoir d’accueil s’impose aujourd’hui à notre pays et à sa société civile. Par un retournement de situation, ce n’est plus le secouriste qui se précipite au chevet de la victime mais la victime qui s’invite chez le secouriste. Notre société tout entière est concernée, la solidarité doit guider nos pas, tout comme l’identification réciproque et l’empathie.

Que pouvons-nous faire pour satisfaire ce devoir ? L’éducation populaire en général et la Fédération Léo Lagrange en particulier a-t-elle un rôle à jouer dans l’accueil des réfugiés ?

Bien évidemment. Les populations qui cherchent refuge en Europe, souvent au risque de leur vie et de celle des leurs, connaissent une profonde détresse sanitaire mais aussi psychique. Les parents et les enfants accueillis doivent de toute urgence trouver, une fois en sécurité, le chemin de la résilience. Ce sont les conditions qui permettront demain le retour au pays qu’ils souhaitent si ardemment, si la situation le permet.

L’accueil des réfugiés n’est pas qu’une question de place. Ainsi, au-delà de l’aspect matériel certes primordial, notre accueil doit également se traduire par un accompagnement qui s’inscrit dans un processus de reconstruction des individus (assistance psychologique, formations, etc.). Nous ne pouvons accepter d’hypothéquer l’avenir de ces familles, de ces enfants, en les privant de sociabilité et de vivre ensemble. Leurs ambitions pour demain, qu’elles soient politiques, économiques, professionnelles ou sociales doivent être encouragées et reconnues. C’est bien la construction collective d’un monde commun qui est en jeu.