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Le Vestiaire

En entrant dans ce local, on retrouve des tas de vêtements bien ordonnés et des affichettes collées aux murs pour indiquer les noms des vêtements en français.

Le vestiaire du CAO est un lieu où les résidents trouvent de quoi s’habiller. La plupart d’entre eux arrive avec peu de vêtements car leurs sacs doivent être allégés au maximum pour leur pénible traversée. Venus de pays souvent plus chaud que la France, ils arrivent avec des tenues rarement adaptées au climat d’ici, surtout face à notre hiver. Le vestiaire leur permet de parer au plus pressé, de se vêtir et de se chausser chaudement. Les familles y trouvent aussi du matériel pour les bébés et les enfants.

Cette structure, toujours en développement, a été créée en 2015. Au début, il n’y avait que des articles hommes dans une pièce unique. Puis, avec l’arrivée des familles, les articles femmes, bébés et maison, ainsi que quelques peluches et jouets d’occasion, sont venus remplir une seconde salle.

Dans ces locaux œuvrent quatre bénévoles. Pendant 2h30 chaque mardi après-midi, lors de l’ouverture hebdomadaire du vestiaire, elles vérifient, trient et rangent jusqu’à 200 vêtements. Les vêtements non adaptés mais en bon état sont stockés puis envoyés une fois par an en Pologne avec le Comité Brivadois de Soutien aux Opprimés et la fondation Barka. Les vêtements trop abimés sont envoyés au récup-tissu. Ces vêtements sont des dons d’autres bénévoles qui répondent aux demandes faisant part des besoins vestimentaires. Au niveau des inventaires, seules les baskets et les chaussures font défaut.

Nos quatre bénévoles se chargent aussi d’aider les résidents pour trouver les bonnes tailles et parfois ce sont elles qui apprennent de nouvelles astuces :

Si la ceinture du pantalon se referme autour du cou, c’est la bonne taille.

Elles sont toujours attentionnées et dévouées même lorsque que les départs forcés et le manque de nouvelles de ce qui partent leur pèsent. Leur explication pour leur aide est simple :

Et si c’était toi, ou moi ?

Certaines tricotent même des bonnets et des écharpes pour aider les résidents à affronter le froid. Mais les réfugiés viennent aussi chercher de la chaleur humaine. Ils viennent aider et en profitent pour apprendre un peu plus notre langue.

Un homme m’a fait lire sur son téléphone ce qu’il cherchait à me dire : « Asseyez-vous », j’en ai profité pour lui apprendre le mot « Debout ».