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Stages et entraide à Florat

 Valérie, éditrice.

Sa petite compagnie « Editions Créer 1976»  siège à Florat depuis 2009 et édite une dizaine de livres par année. Son activité professionnelle, elle la couple avec ses idéaux sociaux. Elle offre la possibilité aux jeunes réfugiés du CAO de Saint Beauzire de faire un stage et de s’immerger dans son monde via la mission locale. Les jeunes réfugiés régularisés et ayant moins de 25 ans peuvent venir passer une semaine et découvrir le métier d’éditeur.

Quatre anciens stagiaires et maintenant un cinquième.

Elle a déjà accueilli deux jeunes soudanais et deux éthiopiens. Aujourd’hui, Hashmatullah, jeune afghan de 18 ans, a pris le relais. Pendant une semaine, elle le forme de 9h à 12h et de 13h à 16h. Les tâches qui lui sont confiées sont variées et vont de la manutention de montagne de livres à leur envoie en passant par l’utilisation des outils informatiques de gestion.

Editrice, mais pas que…

Valérie est aussi bénévole au CAO. Chaque jour, elle profite de ses fréquents trajets vers Brioude pour amener des résidents faire leurs courses. Elle offre de son temps et ouvre les portes de sa maison.

  It is a good place for freedom!  témoigne un réfugié

                                                                           (C’est un bon endroit pour la liberté !)

Valérie appartient à une famille nombreuse pour qui les liens familiaux sont essentiels. Elle n’a voyagé qu’à travers ses livres mais elle est accueillante et ouvre sa maison à tous. C’est un refuge pour elle et sa famille mais aussi pour les réfugiés. Là-bas, ils ont plus facilement accès au Wifi et peuvent garder le contact avec leur famille

Dans cet endroit, la liberté et la tranquillité se partagent comme les repas, toujours très animés. Chacun met la main à la pâte. Et c’est tout naturellement que certains réfugiés ont proposé leur aide pour réparer sa maison lorsque qu’un accident l’a empêchée de travailler.

  Ils sont extrêmement efficaces et volontaires  (Valérie)

Le résultat est étonnant. La collaboration de différentes nationalités a mené à la cohabitation de différentes techniques. En seulement deux après-midis, le mur aux joints abimés a eu droit à une réfection dans les règles de l’art africain et afghan. Ils ont aussi aidé au drainage de l’atelier qui se transformera peut-être en chambre d’hôte. Ils ont excavé un éboulement d’énormes roches volcaniques et de terre et ont rebâti le mur effondré. En un clin d’œil, ils ont rangé la « zone de stockage », une immense salle sur deux étages remplie de montagne de cartons de livres. Et ils ont construit la base du futur four à pain qui leur permettra surement de cuisiner ensemble de nombreux et délicieux repas à partager.

Un espace et un temps d’échange qui perdurera.

Cette maison devient un lieu d’échange et d’occupation pour contrer l’ennuie destructif imposé aux réfugiés par l’interdiction de travailler. Heureusement, il y a encore de quoi s’occuper, un deuxième mur éboulé et une fosse à combler pour y assoir un escalier. Gageons que ces réparations seront faites ensemble avec le sourire, sous l’œil bienveillant de Valérie et mèneront à de joyeux repas partagés !